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OCCUPATION PUIS ANNEXION !

 

 

 

 

L’AUTRE HISTOIRE…..

 

Au moment ou Poutine signe l’annexion de 4 régions de l’Ukraine et que la classe politique française monte au créneau. Je suis en droit de rappeler ce que veut dire le mot « ANNEXION » puisque ce mot est d’actualité aujourd’hui.

Il y a quelques temps à l’occasion du bicentenaire de la libération du Comté de Nice et de la Restauration Sarde, une conférence se portait sur l’occupation de notre territoire et de la lutte menée pour le libérer  et qui s’intitulait « Occupation et Résistance » et était suivie d’une autre conférence dont l’action se déroulait dans la foulée des évènements rapportés dans la première puisqu’elle portait sur la libération du territoire et la Restauration de la souveraineté de la Maison de Savoie qui administrait les Etats du Royaume de Piémont-Sardaigne.

C’est Jean-Marc Fonseca, président du « Mouvement Citoyen du Pays Niçois » qui est l’auteur de ce texte.

 

Les prémices :

Selon le témoignage de Durante : « Le mémorable 29ème Bulletin des Armées Impériales, qui faisait connaître l’immensité des pertes de la Grande Armée, provoqua partout la consternation et la terreur. A Nice, il n’eut pas d’autre effet que de faire renaître l’espoir dans les cœurs brisés par de longues souffrances. » Il faudra attendre 1943 pour qu’un communiqués similaire, celui de la défaite des armées d’Hitler devant Stalingrad provoque la même espérance chez le peuple de Nice. Le passage du Pape Pie VII fut aussi un moment choisi par les Niçois pour prouver à Napoléon Bonaparte leur haine et leur mépris. Le matin du 9 Février 1814. La population de Nice fit un triomphe au « prisonnier otage » du Dictateur. La « Countéa » commence à nouveau à rentrer en insurrection en cette période, et nous avons là deux témoignages du Général Eberlé au Prince d’Essling, Massena.

Le général Eberlé au Prince d’Essling. Nice le 28 Février 1814: « Je ne peux vous cacher que l’esprit de révolte et d’insubordination se propage dans presque toutes les communes de la montagne de ce malheureux pays, qu’à l’Escarène, des excès impardonnables ont été commis, qu’on ne paye plus les impôts, que tous les conscrits désertent et que publiquement, sans qu’aucune mesure ne soit prise, on tient les discours les plus infâmes contre l’empereur et tout ce qui appartient à la France ». En effet, la levée de deux cent mille hommes voulu par Napoléon rencontra à Nice et sur tout le territoire de la « Countéa », la fière et habituelle opposition des populations. Partout des groupes d’insoumis aidés par la population, se réunissaient en bandes armées, empêchaient les conscrits de rejoindre leur corps et faisait une guerre acharnée à la gendarmerie et aux autorités.

 

Continuons à prendre connaissance des courriers adressés par le Général Eberlé : – « Nice, le deux mars, Diverse communes sont en plein soulèvement, à Sospel, l’Escarène, Roquebillière, on continue à commettre d’impardonnables excès. Plusieurs citoyens ont été contraints de s’abriter à Nice pour fuir le poignard des assassins. Presque tous les conscrits des communes citées qui étaient partis, sont rentrés dans leur pays. » -« Nice, le 7 mars, A l’Escarène, le percepteur des impôts a été contraint de fuir ; les soldats de la compagnie de réserve postés par lui à la garde des maisons des contribuables en retard, ont été contraints de se retirer et d’abandonner la commune. Les militaires français ont été conspués et l’on a tenu des discours des plus outrageants contre l’empereur et tout ce qu’il y a de Français. Ainsi, fin mars début avril, les troupes d’occupation françaises, ne contrôlent plus qu’une infime partie du territoire côtier, ils évacuent leurs effectifs peu à peu vers Antibes entrainant avec eux leurs supplétifs administratifs ainsi qu’une partie des citoyens provençaux s’étant compromis ou ayant profité de l’occupation française.

19 mai. Le roi Victor-Emmanuel 1er rentre à Turin. Lorsque qu’après le départ du dernier gouverneur français, Dubouchage, le 21 Mai, dont la bourgeoisie de Nice loua la modération et l’humanité, le Conte Caissoti de Roubion (Maire de Nice) après avoir rédigé le premier discours officiel en italien depuis 21 ans, rejoint à l’Escarène l’avant-garde de l’armée du royaume reconstitué de Victor Emmanuel 1er menée par le Général d’Onasco, celle-ci arrive dans un territoire depuis longtemps libéré par ses habitants. Officiellement, le 21 mai toutes les lois, décrets et règlements édictés par l’autorité française sont abrogés par Victor Emmanuel 1er.

1814 : Le 30 mai, le traité de Paris restitue Nice à Victor-Emmanuel. L’ordre ancien est rétabli, Nice retrouve son Sénat, son Consulat de la Mer. 3 consuls et 18 conseillers gèrent la ville capitale du comté.

Pendant les quatre premières années du règne de Charles-Albert, la ville de Nice et son arrière-pays bénéficieront d’un rang quantitativement supérieur à celui de la Ligurie, sans parler de la Savoie et de la Sardaigne. Mais, moins de 50 ans plus tard, les envahisseurs sont encore à notre porte et celle ci est une autre histoire…

 

Avant 1860, la langue officielle du comté de Nice est, à l’instar du Piémont et de la Ligurie, l’italien. C’est dans cette langue que sont rédigés tous les actes politiques et administratifs du temps, dans tout le territoire. Jusqu’en 1860, aucune nécessité ne semble imposer à l’administration le devoir de publier ses décisions en français, que ce soit les arrêts de la Cour d’Appel, les délibérations du conseil communal, et par voie des conséquences les affiches qui informent alors la population. Certes, le français est d’un usage fréquent, du fait du voisinage et des relations commerciales avec la France. Mais il est peu enseigné, surtout aux filles, puisqu’il est la langue de la conversation mondaine ; il n’est pas obligatoire ; il n’est pas officiel. Puis soudain, à l’occasion du plébiscite pour l’annexion, voilà qu’un certain nombre de textes officiels apparaissent sous une forme bilingue français-italien. Et, pour couronner le tout, le témoignage ultime de l’adhésion de la population : le bulletin de vote, même pas bilingue. Puis le bulletin « oui » est seulement en français. On a jamais retrouvé de bulletin imprimé « Non ». La logique aurait voulu que les bulletins de vote respectent la loi sarde, et qu’on les imprime de la mention « Si », voire « No ». Eh bien non, la politique l’a emporté sur la loi. Avant même que le vote ne se fasse, et que le résultat que l’on connaît ne soit proclamé, les votants portaient sur eux la marque de leur destin linguistique et politique. Somme toute, le « Oui » ne l’a pas emporté sur le « Non », le « Oui » l’avait déjà emporté sur le « Si ». Puis comme si ce n’était pas suffisant pour que l’annexion se réalise, on fait voter les militaires et les fonctionnaires français, les provençaux de Marseille et on invite la population à rester chez elle sous la menace des baïonnettes. Voila comment s’est passé l’annexion démocratique  du pays de Nice !

 

 

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