Après le chef japonais Keisuke Matsushima qui obtiendra sa première étoile à Nice au guide Michelin en 2006, c’est au tour d’un chef sud africain installé dans la cité des Anges, rue Lascaris non loin du port et de la place Garibaldi d’obtenir le sésame alliant des spécialités africaines avec des touches niçoises dans une ambiance feutrée Inspiré de l’univers de Jean Cocteau. Les choix du chef fleurent avec l’Art moderne et la vie mondaine de l’époque le tout dans un lieu convivial et élégant. C’est gourmand, élégant, charmeur, festif, théâtral… Nice tombe sous le charme de ce séduisant maestro de la gastronomie.
JAN au 12 de la rue Lascaris à Nice
Le parcours de Jan Hendrik van der Westhuizen (essayez de prononcez son nom d’un trait pour voir !), devenu l'un des premiers chefs sud-africains à obtenir une étoile Michelin, a captivé l'imagination des gourmets du monde entier. Être élevé au firmament Michelin est sans doute la plus haute distinction culinaire du monde.
Peut-être des écuries à l'époque ou un ancien entrepôt naval ?
Mais s'aventurer en France et recevoir cette distinction en territoire Michelin relève de l’exploit. Jan Hendrik est né en 1982 à Middelburg, Mpumalanga, Afrique du Sud. Il ouvre son premier restaurant JAN dans les bois de la ferme familiale, avec des tableaux accrochés aux arbres et un tapis persan sur le sol de la forêt. Trois invités sont arrivés le soir de l'ouverture : sa mère, son père et sa sœur. Ils n'ont pas apprécié le repas et ont refusé de payer.
Un endroit cosy à la Ernest Hemingway, Scott Fitzgerald ou John Steinbeck, qu’il est impossible de résister au charme de ce bistrot romantique
En 2001, Jan Hendrik obtient son diplôme en arts culinaires et pâtisserie à Stellenbosch et continue de travailler dans divers hôtels et restaurants du Cap et de ses environ. Après avoir vécu un an à Paris, il s'installe à Monaco pour travailler comme chef sur un yacht privé. À bord, il écrit, photographie et met en scène son premier livre de cuisine, The French Affair, qui devient un best-seller et remporte le prix International Gourmand.
Le restaurant Jan ouvre ses portes pour la première fois dans un garage rénové de la rue Lascaris, dans le quartier du Vieux-Port de Nice, avec deux serveurs en salle et deux chefs. En 36 heures, le New York Times a salué Jan comme un restaurant incontournable de la Côte d’Azur le berceau de la gastronomie française (Escoffier).
Un esprit mondain et raffiné
En 2016, le restaurant Jan reçoit 1 étoile Michelin. En 2019, Vogue France sélectionne le Restaurant Jan comme l'un de ses 10 meilleurs restaurants de la Côte d’Azur. En 2021, le restaurant Jan reçoit le prix La Liste Hidden Gem à Paris. En 2022, les restaurants Jan et Klein Jan rejoignent tous deux les rangs de la liste des 50 meilleurs Discovery au monde.
Du vert pour les couleurs des Springboks d'Afrique du sud
En 2023, le restaurant Jan est nommé deuxième meilleur restaurant par Time Out. En 2025, un mois et demi après son ouverture, Le Bistrot de JAN est classé parmi les 35 Meilleures Tables par Le Figaro.
Un chef de rang à l’allure d’un pilier de rugby
JAN a reçu deux étoiles Luxe aux « Luxe Restaurant Awards » 2025 et figure sur la liste des meilleurs nouveaux restaurants 2025 de Condé Nast. Le restaurant JAN se voit décerner son étoile Michelin pour la 10ème année consécutive, célébrant ainsi une décennie au sein de la brigade Michelin française.
Ici, c'est cristal et couverts en argent ...
Du rouge opéra, garnissant les chaises, au vert canard habillant les murs (clin d’œil à la couleur de l’équipe de rugby d’Afrique du Sud, les Springboks, dont le boss est compatriote) en passant par le marbre de Carrare, les objets art déco, les parquets, chandeliers et lustres chinés, le lieu reflète un goût certain.
Le tout avec un fond musical jazzy
Très "chic parisien", esprit mondain du siècle dernier. Jan Hendrik Van Der Westhuizen, est l’âme de l’établissement, ancien contributeur du magazine Elle à table. Depuis l’imposante composition florale trônant sur la table centrale, où s’exhibe une sélection de mets, jusqu’au phonographe, cet esthète a tout pensé ici dans les moindres détails.
Pains aux noix, aux figues, aux olives de Nice ou sportif ....
Playlists jazzy et parfum d’ambiance sur mesure inclus. Le Bistrot de Jan est un cocon romantique et raffiné, un rien canaille, où l’on peut se voir offrir pour son anniversaire un boa sur l’air de Mon truc en plumes de Zizi Jeanmaire repris par Lady Gaga.
Le restaurant charme par son style pétillant, entre repaire clandestin esprit « Années folles » et troquet d'atmosphère. Un mélange de classique et de contemporain (lustres à pampilles, poutres apparentes, compositions florales spectaculaires, nappes blanches…), encore plus pimpant le soir, lorsque les bougies tamisent l'atmosphère.
Le JAN Shiraz Grenache Mourvèdre a été nommé parmi les 10 meilleurs vins du monde en 2025 (arômes de canneberge, de mûre, de prune et de subtiles notes poivrées. Puis, à la première gorgée, les fruits noirs et les tanins délicats, enveloppés d'un élégant boisé. Qu’elle surprise incroyable pour ce vin !)
Le chef propose une cuisine créative. Raffinée. Personnelle. Des associations sucré-salé comme on n’en voit pas ailleurs. Du fumé, de l’épicé, de l’acide. Des assiettes mêlant gastronomie niçoise et spécialité sud-africaines. Avec délicatesse et subtilité. Et vivre une expérience axée sur l’exaltation des produits locaux et la quintessence des émotions gourmandes du patron, du temps de son enfance en Afrique du Sud.
Ce n'est que du bonheur gastronomique d'avoir le privilège de ces restaurants ...
Pour Jan, Nice, est la ville jumelle de Cape Town. C’est une ville vibrante, internationale. Une ville passionnante. Mais malgré ce dynamisme, on retrouve un côté traditionnel et classique auquel il est attaché. Notamment au port. Il voulu que sa cuisine soit bleue parce qu’elle est dans la direction de la mer. Et quand on est dedans, c’est comme si l’on regardait la Côte d’Azur.
C'est la saison des potirons et autres cucurbitacés à Nice
Nice est une ville mythique pour les sud africains. La forte communauté installé à Paris lui a demandé d’ouvrir un restaurant alliant spécialités niçoises et sud africaines, c’est pour vous dire ! Panisses, pissaladière, pan-bagnat, daube, tourte aux blettes, merda di can, petit farcis. Aucune spécialité nissarde ne manque à la carte du restaurant parisien ! Un établissement qui dispose même d'un boulodrome au sous-sol. En gazon synthétique.
Carottes glacées dans un jus de carottes fermenté, pesto ail noir et poivre de kampot
Tataki de boeuf saisi et mariné dans une sauce à base de sauce soja, de saké, d'ail, gingembre frais, de citron vert
Il y a tout juste deux ans, les Niçois Luc Sananes et Olivier Chini ont «ramené leurs familles et amis» dans le XIe arrondissement, pour que souffle là-bas «l'esprit du sud» voulu par JAN. Qu'un vent méditerranéen fasse la nique à la grisaille. Nous apprenons aux gens à passer un bon moment disent ils !.
Le Umphokoqo kuskus façon JAN d'Afrique du sud
Ici, tout a été fait pour que ce soit convivial. Notre boulot, c'est l'apéro.» Et si certains clients ne comprennent pas que chez «Les Niçois», «il n'y a pas de service avec un torchon blanc sur le bras», qu'importe. Ce ne sont pas eux qui sont visés par le « côté détente » revendiqué par les maîtres des lieux.
Le Malva dessert sud-africain moelleux et caramélisé, parfumé à la confiture d'abricots et nappé d'une sauce crémeuse et sirupeuse....et une crème brulée à la mangue
En plus de proposer des plats aux Niçois nostalgiques du pays, les associés ont lancé une gamme d'épicerie fine il y a huit mois. Avec des produits de leurs amis. Et une même volonté de défendre le «bien manger» propre à la Côte. On a beau être d’Afrique du sud ou de tout autre pays du monde entier, la cuisine niçoise reste mythique pour les gastronomes …..
Préparation d'une mousse de chocolat noir au sirop d’érable sur fruits rouges