Face à la tempête, je n’ai pas tremblé ! On sait vibré chez Harley Davidson…. humour biker !
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La route pour l’Espagne fut apocalyptique. Nous sommes partis de Grasse le matin du 12 Février par l'Autoroute du soleil. Jusqu’à Arles dans les Bouches du Rhones tout va bien, puis sur la voie rapide qui mène vers l’autoroute de Nîmes, je vois un panneau indicateur « Montpellier 3h 20 » et la, je me pose tout naturellement la question réponse: Arles-Montpellier, c’est tout juste 80km, alors il doit y avoir un gros problème sur l’autoroute.
De Narbonne à Perpignan, c'est tout le long de l'autoroute les arbres arrachés ou déracinés ou bien les camions couchés
Je prends donc des nationales, voire même des départementales en passant par la Camargue, Saint Gilles et Vauvert et en rejoignant la nationale 113 puis la 709 et enfin la RN9.
Aujourd’hui, on a des applications et des GPS qui nous permettent d’éviter les embouteillages et nos smartphones sont souvent associés avec le GPS de la voiture. Je pourrai citer Waze le plus connu, mais aussi Roole Map alimentée par des informations en temps réel sur le trafic, les incidents en cours et les zones de contrôle radar. J’ai même sur l’écran de ma voiture, les stations essence pour mon Bioethanol. Alors, je ne comprends pas tous ceux qui vont se mettre dans la gueule du loup ?
Sur une seule voie l'autoroute est praticable
Juste avant Narbonne, je reprends l’autoroute A9 à Lespignan. Je vois les gendarmes à l’entrée de celle ci. Ils interdisent l’entrée des camions sur l’autoroute. Ils me font signe de passer et me disent qu'il n'y a pas de souci. Je constate une autoroute fluide et je me dis que le problème est résolu. Je fais 50km sans encombre, puis arrive un ralentissement ou nous roulons sur une seule voie, ça roule quand méme ! Mais, la, c'est une vision d'apocalypse ! C’est l’hécatombe ! Des camions se sont renversés, des arbres sont déracinés. La tempête Nils a balayé le Pays catalan.
C'est le bouchon ? Non, un ralentissement pour passer sur une voie
Des pointes à 175 km/h ont été enregistrées sur la plaine du Roussillon. Les rafales ont provoqué des accidents en série. Des scènes de chaos comme je n’en ai rarement vu en France, sauf une fois aux Etats Unis dans le Wyoming en 1999, ou nous avons été pris dans une tornade avec des vents à 280km/h ((l'échelle de Fujita en F3 (vent de 250 à 330km/h) sur une échelle de F5 (vent de 420 à 510 km/h)).
Les arbres ont été fracassé par la tempête ...
La voiture de location que j’avais loué chez Hertz, était un véritable gruyère, des pierres et des projectiles de toute sorte avaient fracassé notre Chevrolet. Je me souviens encore d’un gros camion américain couché sur la Highway et d’une moto abandonné ou je n’ai jamais su si son pilote s’en était sorti indemne ? Notre voiture se soulevait et le pare brise commençait à faire la toile d'araignée.
On avait été logé chez un habitant de Gilette et le lendemain le couple d’américain qui nous avait accueilli, nous avait appris qu’il y avait eu 14 morts… Bien sur la tempête Nils n’est pas comparable à ces tornades américaines, mais, ça reste impressionnant. A la Jonquera, les espagnols ont condamné l’autoroute, mais ils ont parqué les camions. Les voitures peuvent reprendre l’autoroute mais 90km plus loin. Je prends la N11 en attendant de récupérer l’autoroute espagnole. Heureusement, nous arrivons à notre hôtel un peu tard mais sans encombre. Le lendemain a l’hôtel, des lyonnais nous ont dit qu’ils ont mis 16h de voiture. Nous en avons mis 10 pour un parcours équivalent …
J'ai compté 27 camions couché entre Narbonne et Perpignan. Il parait qu'a Montpellier ce fut l'hécatombe ..
La Costa Daurada, c’est un bol d’air et de lumière même en hiver. Avec une grande variété de paysages, des plages aux eaux cristallines aux montagnes d’une grande beauté, il est difficile de ne pas tomber amoureux de cette région.
De l'autre coté, ce n'est pas mieux, c'est même pire dans le sens Béziers-Montpellier
La Costa Dorada est l'un des endroits les plus impressionnants du littoral catalan. Située dans la province de Tarragone, c'est le tronçon côtier qui s'étend de l'embouchure du fleuve Foix jusqu'au delta de l’Èbre.
Elle déploie ses 216 km de littoral au Sud de Barcelone, en province de Tarragone et ses 60 plages de sable fin qui, en fonction des rayons du soleil, prennent ce ton doré qui lui a valu son nom, puisque costa dorada signifie côte dorée en espagnol avec, toujours en toile de fond, les montagnes de la Serra de Montsant..
Notre première visite du séjour se fera à Tortosa. Si, sur la Costa Daurada, on ne se baigne généralement pas en plein hiver, l’arrière-saison est idéale pour profiter des paysages au calme, loin des foules.
Les températures descendent rarement sous les 14 degrés et l’environnement naturel, entre mer et montagne, reste magnifique toute l’année, avec des plages et criques, forêts de pins, oliveraies, vignobles et les paysages marécageux du Delta de l’Ebre, classé Réserve de la Biosphère par l’Unesco.
Le fleuve l'Ebre passe à Tortosa
Il faut reconnaître que ses habitants sont privilégiés. Tout ce que possède la province, elle le doit à ses ancêtres les romains qui ont apporté de partout en Europe leur civilisation moderne et leur culture importante. La Costa Daurada en compte six comarques (province), chacune possédant un style particulier.
La cathédrale de Tortosa
La comarque du Tarragones est située au centre du littoral catalan. Tous les atouts de la Méditerranée y sont réunis. Pas étonnant que les Romains s'y soient installés pour construire l'un des empires les plus influents de l’histoire. Le climat doux, le superbe littoral, les grands champs d’amandiers, d’oliviers et de vignes offrent une gastronomie délicieuse et des vins exquis.
La région reste très intéressante à visiter hors saison avec son climat encore très doux l’hiver. Le soleil faisait facilement monter le thermomètre à 20 degrés au mois de Février, voire méme 24° une fois. En arrivant à proximité de cette petite ville catalane à cheval sur l’Ebre, la première chose qui saute aux yeux est son impressionnante forteresse qui la surplombe.
Tortosa est sans doute une belle ville, mais il y avait trop de vent alors nous sommes repartis
Dotée d’un patrimoine architectural très ancien, Tortosa regorge d’édifices ayant traversé les siècles et l’histoire. Particulièrement réputée pour sa fête de la Renaissance célébrée au mois de juillet, qui met en scène plus de 3000 figurants et acteurs, Tortosa est une des perles ibériques qui offre aux visiteurs l’opportunité de voyager dans le temps.
Tout est fermé en raison de la tempête
Cette région est peuplée depuis l’antiquité, notamment par les Romains, qui y ont établi Dertosa, non loin de leur capitale hispanique, Hibera. Romains et Carthaginois se sont longtemps disputé ce territoire. Vint ensuite l’occupation Maure, qui dota d’ailleurs la ville de son édifice le plus imposant, le château San Joan, également appelé château de la Zuda, aujourd’hui transformé en hôtel.
A cause de l'alerte rouge, tous les sites de visite étaient fermés
Cet intérêt au fil des siècles vient de sa position : à l’époque, le seul passage permettant de traverser l’Ebre se situait à ce niveau… La proximité de la côte en a vite fait un endroit stratégique pour le contrôle du territoire. Bien que la ville fût en grande partie détruite à la suite des bombardements de la seconde guerre mondiale, elle conserve de magnifiques constructions, témoins de la richesse de son passé.
On passe par Cambrils pour rentrer à l'hotel
La construction de la cathédrale de Santa Maria débuta au 14ème pour s’achever 4 siècles plus tard ! Le gothique catalan et français se mêlent au style baroque sur cet imposant édifice. Symbole de la ferveur catholique, elle est d’une richesse exceptionnelle. Son retable dédié à la Vierge Marie du 14ème siècle, ainsi que celui datant du 16ème dit de la Transfiguration, sont à couper le souffle.
Le coiffeur municipal des végétaux de Cambrils
Une pierre gravée remontant au 6ème siècle est conservée dans le cloître du monument. On l’appelle la pierre trilingue. Le palais épiscopal de Tortosa est situé au bord de l’Ebre, cet édifice du 14ème siècle est construit dans le plus pur style gothique catalan. Situé juste à côté de la cathédrale, il s’articule autour de son élégant patio duquel s’échappe un escalier menant à une galerie d’arcades et d’arcs brisés.
Il abrite également une jolie petite chapelle du 14ème siècle. Le couvent de santa Clara est particulièrement connu pour son cloître gothique. On dit qu’il possède de nombreux points communs avec les édifices franciscains catalans. Entre autres particularités, une chapelle anciennement utilisée par les Templiers y est conservée. Il s’agit de l’un des plus vieux couvents de la ville (13ème).
Cambrils, c'est poisson et paella .. Celle que je préfère la « Arroz negro »
Tous ces édifices témoignent du fait qu’à la Renaissance, Tortosa était considérée comme la capitale artistique de toute la Catalogne. C’est à cette époque que la ville a connu son époque de gloire et de splendeur. Bien évidemment, les murailles et les fortifications donnent un côté très ancien à la ville.
Cambrils, La Porte du Pays du Vermuth
On retrouve d’ailleurs dans la vieille ville un quartier juif, avec ses ruelles étroites, comme c’est souvent le cas en Espagne. A l’époque de la guerre civile, lorsque le franquisme s’installa en Espagne, la ville a souffert de bombardements, l’endommageant lourdement. Hemingway était alors correspondant de guerre et devait couvrir les combats qui faisaient rage dans la région.
Le port et les pécheurs nous les retrouverons plus tard !
« Tortosa était une ville presque entièrement détruite, la population civile avait été évacuée et il ne restait aucun soldat. Vingt-quatre kilomètres plus haut, une lutte acharnée se déroulait pour protéger Tortosa, l’objectif des fascistes dans leur avancée vers la mer. » Il s’agit là des propres mots de l’auteur.
Parmi les 4000 édifices que comptait alors la ville, pas moins de 3000 ont subi de lourds dommages ! Malheureusement, nous n’avons pas pu visiter les intérieurs des monuments de Tortosa car, tout était fermé à cause de l’alerte rouge vent violent. D'ailleurs, on avait de la peine à avancer un pied alors on a décidé de rentrer à l'hotel.
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