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L’événement Biot et les Templiers peut se targuer d’être la plus grande fête médiévale de France et templière d’Europe. Pendant trois jours, la cité des Verriers se transforme en véritable décor historique. Le thème « La Femme et le Temple » met à l’honneur les figures féminines liées aux Templiers, à travers des conférences, des spectacles et plusieurs temps forts tout au long du week-end.
La sortie de l'église et la consécration d'un chevalier par son adoubement
Dans les ruelles de Biot comme sur les campements installés dans le village, l’ambiance prend vie grâce à plus de 40 troupes venues de toute l’Europe (Espagne, Italie, Portugal, Allemagne, Belgique, Angleterre, Autriche, République Tchèque, Pologne, Lituanie, Suisse, Macédoine etc …) et plus de 700 figurants engagés dans des reconstitutions fidèles de l’époque.
Grands spectacles de chevaux, combats médiévaux, village d’artisans, déambulations musicales et scènes de vie recréent un décor immersif digne du Moyen-Âge. Avec plus de 150 heures de programmation, Biot et les Templiers s’impose comme un rendez-vous incontournable, aussi bien pour les habitants que pour les visiteurs en vacances de printemps sur la plus belle région de France.
En haut: Hugues II de Payns fondateur et premier Maitre de l’Ordre du Temple
Point d’orgue du week-end, le plus grand vidéomapping historique au monde transforme Biot en une véritable fresque vivante dès l’ouverture, avec 27 000 m² d’images 3D animées et projetées sur le village depuis le Grand Pré de la Fontanette. De quoi faire briller les yeux des petits et des grands !
« Non nobis, Domine non nobis, sed nomini Tuo da gloriam »
Pour ses 10 ans, la fête des Templiers de Biot voit les choses en grand avec une édition encore plus ambitieuse, pensée pour séduire aussi bien les habitués que les nouveaux visiteurs !
Parmi les nouveautés, les lanceurs de drapeaux italiens de renommée internationale, le Gruppo ASTA, offre des performances visuelles impressionnantes, à découvrir plusieurs fois dans la journée. Cette année, l’événement s’ouvre encore davantage à l’international avec la présence de nouvelles troupes venues de Serbie, de Bosnie, de Hongrie et de Norvège, renforçant la richesse et la diversité des reconstitutions proposées.
Jacques de Molay dernier Maître de l’Ordre du Temple et Guillaume de Sonnac recteur de la commanderie d’Auzon
À la tombée de la nuit, les spectacles de feu prennent une toute autre dimension avec des performances impressionnantes menées sur les toits du village par les compagnies La Salamandre et Showflamme. De quoi créer des tableaux saisissants !
Déambulation de « le Banneret du Midi »
Les grands spectacles équestres, toujours très attendus, montent en puissance avec des démonstrations mêlant cascades, maîtrise et mise en scène, orchestrées avec des chevaux de prestige. Cette édition anniversaire met également en lumière de nouveaux artisans, comme le cordier, le chapelier ou encore les créateurs autour de la feutrine, qui viennent enrichir le village médiéval et valoriser des savoir-faire anciens.
Association médiévale "le Chant de l'Epée"
Les plus jeunes ne sont pas en reste, avec des animations dédiées comme les jeux de chevaliers ou encore une grande roue en bois, qui participent à faire de cet événement une sortie idéale en famille sur la Côte d’Azur.
A droite un sekbans, mercenaire ottoman
Dès la soirée d’ouverture du vendredi 10 avril, l’ambiance est donnée avec une grande procession de plus de 2000 flambeaux dans les rues de Biot, le Salut des troupes de chevaliers, troubadours, ménestrels et gentes dames. Les combats de chevaliers, les démonstrations d’armes de siège et les grandes mêlées médiévales plongent le public dans une immersion vivante et spectaculaire.
Compagnie Médiévale les Blancs Manteaux
Autres temps forts immanquables de cette édition : les scènes de justice médiévale ou les défis proposés aux enfants face aux chevaliers. Quant aux plus grands, ils font la découverte des traditions et savoir-faire anciens à travers de nombreux ateliers participatifs.
Pierre de Montaigu Maitre de l’Ordre du Temple
Des ateliers « fait maison » autour de la fabrication de levain, de lessive à la cendre ou encore de macérat botanique sont proposés rue Saint-Sébastien, tout comme une initiation à l’astronomie médiévale. La magie des contes et légendes s’invite une nouvelle fois dans les rues de Biot.
Payen de MontDidier et Archambaud de Saint Amand qui formèrent la fameuse « Pauvre Armée du Christ »
Pour parfaire cette immersion au Moyen Âge, le public peut ripailler comme à l’époque dans les différentes tavernes et breuvages présents au niveau de la Fontanette. Histoire de se fondre dans le décor, des locations de costumes, réalisés par la couturière Laurence Magnanelli, sont disponible dans la salle d’exposition Hedberg Torun.
Le bal médiéval du samedi soir prolonge cette atmosphère dans une ambiance festive, idéale pour profiter pleinement d’une soirée printanière sur la Côte d’Azur. C’est bien simple Biot et les Templiers c’est la version Puy du Fou, mais puissance 10 et en plus toutes les animations sont 100 % gratuites et accessibles à tous.
Le gonfanonier de l’Ordre du Temple
Finissons cette 10e édition biotoise par la legende des templiers niçois. La possibilité pour les Alpes Maritimes de tenir dissimulés un ou plusieurs trésors templiers sur leur territoire, reste fort possible et n’aurait rien d’extravagant.
Sergent Templier (manteau noir)
Le contexte historique est déjà favorable à cette hypothèse, compte tenu du décalage de trois mois, séparant la rafle opérée dans le Royaume de France, de celle effectuée dans le pays de Nice.
L'association l'épée et le glaive
Lorsqu'en 1307, des subordonnés du roi Philippe arrêtèrent les Templiers dans toute la France, les membres de l'Ordre stationnés à Nice (qui n'était pas une terre française) furent avertis à l'avance de ce qui se préparait.
Le pays a pu servir de base arrière, de terre d’asile, voir d’abri pour accueillir ou soustraire pour un temps, les valeurs menacées par la convoitise du souverain du royaume de France.
Chapel de fer de l’Empire Byzantin. Utilisé par l'infanterie en particulier lors des opérations de siège
De plus, si le coup de filet lancé par Philippe le Bel avait bénéficié d’un effet de surprise certain, celui opéré trois mois plus tard dans le pays niçois, laissera à l’Ordre le temps de se reprendre, en préparant un prudent repli stratégique, évitant l’arrestation massive des frères, comme la saisie de leurs valeurs. Averti, le Temple avait pu organiser la fuite de ses membres et le recel de ses richesses.
Frère-drapier de l’Ordre du Temple
La légende raconte qu'un aumônier templier du nom de Guillaume Auger Guigonis entretenait une relation amoureuse secrète avec Bertrade d’Arlac, la fille du gouverneur de Nice. Les deux tourtereaux se rejoignaient la nuit venue, en empruntant les souterrains du château paternel. Chaque nuit, lorsque la cloche du donjon sonnait le huitième quart du guet, une ombre entrait dans le temple du quartier Saleya à Nice (l’endroit ou se trouve le fameux marché).
Frère-chapelain de l’Ordre du Temple
Le visiteur prononçait le nom et les lettres donné par le prophète Isaïe au Rédempteur Emmanuel.Toutes ces précautions devaient aboutir à l’amoureuse rencontre d’Auger Guigonis Commandeur du temple avec Bertrade d’Arlac la fille du gouverneur du château de Nice.
Philippe du Plaissis chevalier de l’Ordre du Temple
Nourri des principes ésotériques de son ordre, prudent, l’amant ténébreux imposait ce protocole mystérieux pour parvenir jusqu’au nid avec sa colombe. La fille du gouverneur connaissait la disgrâce qui avait frappé les chevaliers du temple dans le royaume de France. Des bribes de conversation saisies au château faisaient état de la haine portée aux templiers, dont la réussite et la puissance constituaient une menace pour le despote roi de France.
Un Irish Wolfhound et son maitre
Bertrade fit part de ses craintes à Auger qui organisa habilement la fuite vers l’orient… Consciente du Danger qui menaçait son amant, Bertrade ouvrit les lettres parvenu à son père par Charles d’Anjou alors comte de Provence. L’assemblée des commandeurs avait donc décidé de hâter le départ pour la terre sainte.
Le prince Şehzade Bayezid Effendi de la noblesse ottomane
Déjà 37 chevaliers de l’ordre regroupés dans le baillage de Nice avec armes et bagages, suivis des « tueropoliers » (fantassins) se dirigeaient vers Antibes pour y être embarqués. A Nice seul une douzaine de frères et leurs écuyers restaient encore dispersés dans les trois ordres locaux (Biot, Grasse, Nice).
Auger était du nombre, ne voulant pas abandonner sa bien aimée. Ils entreprirent de sauver le trésor du temple, objet des convoitises de Philippe le Bel et Charles d’Anjou. L’amas d’argent et de bijoux constituant l’intégralité du trésor du temple doit être enfouis en lieu sur dans les meilleurs délais. De sa possession dépend la survie de la confrérie….
Ainsi parla Auger Guigonis ! Comme il ne pouvait être question de conserver la fortune des templiers dans un de leurs établissements, il fallait le transporter sans tarder dans une cachette insoupçonnable. Auger eut encore recours à Bertrade pour organiser ce délicat transfert. Une cache sure dans les galeries perdues des fortifications du château de Nice sera accepté. (Les fortifications Niçoises étaient alors deux fois plus importantes que celle de Carcassonne).
Ce n’est point au château truffée de souterrains et de catacombes encore inexplorés de nos jours, que l’on trouvera le trésor pensa la jeune fille. Avant de partir, Bertrade confiera à son preux chevalier : S’il vous arrive malheur, je fais serment de me précipiter du haut des remparts sur les rochers du rivage.
Bernard de Tramelay 4e Maitre de l’Ordre du Temple
Abritée dans les fondations du château, repérées grâce à un plan primitif qu’avait consulté la fille du gouverneur, la fortune du temple pouvait attendre la des jours meilleurs à l’écart des convoitises. Avec les premières lueurs de l’aube, l’impitoyable processus d’arrestation décidé par Charles d’Anjou s’accomplissait dans toute sa rigueur.
Ordre du temple pauvres chevaliers du christ et du temple de salomon, Maison du temple de Nice
Huit chevaliers Niçois se défendirent avec bravoure mais succombèrent sous le nombre. Pris, ils furent conduits jusqu'à Meyrargue et Perthuis ou étaient regroupés les prisonniers. Quand aux 37 templiers embarqués à Antibes, ils avaient déjà gagné la haute mer.
La procession aux flambeaux
Guigonis et les siens tentèrent en dépit des risques de rejoindre Aix en Provence ou se déroulait le procès. Mêlés à la foule Guigonis et ses compagnons furent démasqués. Interpellés, ils périront eux aussi dans les flammes du bucher. Quelques jours après leur mort, on devait découvrir le corps déchiqueté de Bertrade d’Arlac sur les rochers battus par les vagues, au bas des tours du château de Nice.
Le cardinal Raimond Laugier de Mirabel
Le sous-sol de la colline calcaire du Château de Nice, percé comme un véritable gruyère, avec des galeries souterraines multiples, n’a jamais été totalement exploré. Mais au-delà d’un site propice, comment à pu naître cette passionnante histoire, soutenue par quelques éléments crédibles ?
Il est fait notamment état d’une dalle gravée des mystérieuses initiales des protagonistes, datée de 1307 qui aurait été mise au jour en 1822, lors de l’aménagement de la colline du château dont l’inscription intrigua les archéologues. On y lisait cette étrange inscription : AG GB + EMMANUEL HA IV MCCC VIII. Le code secret de Bertrade d’Arlac et d’Auger Guigonis.
Le fait que les Templiers aient pu être avertis de l’imminence de leur arrestation et qu’ils aient alors dissimulé leurs biens les plus précieux, est effectivement attesté par les recherches historiques : peu de frères arrêtés et saisie dérisoire de quelques objets usuels dans les Maisons de l’Ordre du pays niçois.
Le niveau du sol du Vieux-Nice s'est élevé au fil des siècles et une partie de la ville est aujourd'hui enterrée. Un rez-de-chaussée du Moyen Age est devenu aujourd'hui une cave, parfois même une cave sur deux ou trois niveaux, et certaines de ces caves communiquaient entre elles.
On sait que le château a été détruit par le sinistre Vauban sous l’ordre du encore moins sinistre roi de France Louis XIV, la plupart des souterrains démarraient du château de Nice. On pense qu’il existe au total, près de 400 kilomètres de souterrains.
DIAPORAMA TEMPLIERS 3
LA PLUS GRANDE FETE TEMPLIERE D'EUROPE