Je ne connais pas le nombre de fois que nous avons pu passé devant Saint Maximin s’en pouvoir ou plutôt s’en vouloir nous arrêté, car notre objectif était d’aller nous balader dans une autre région du sud de la France et cet endroit ne constituait pas une étape bien trop proche de notre point de départ.
A chacun de nos passages, que ce soit par la N7 ou bien par l’autoroute, nous apercevions bien cette imposante basilique au loin. Puis cet été, nos amis Bikers de Meaux dans le sept sept, (je ne sais pas si on dit comme cela chez eux) qui ont une résidence secondaire sur Fréjus dans le Var, nous proposent de nous rendre au marché de Saint Maximin en leur compagnie. Immédiatement soso est emballé ! Un marché …. Tu penses, les femmes adorent cela. Mais dans ma tête, il trottait une tout autre visite, c’est pour cela que je me réjouissais tout de même de cette proposition… Cette fameuse basilique que j’allais enfin pouvoir visiter.
Même, si je suis un inconditionnel de lieu comme le Crazy Horse Saloon, je ne rechigne surtout pas à admirer les grandes œuvres architecturales faites par les hommes pour les spiritualités religieuses. Vous voyez, je suis franc et mes préférences ne se portent pas bien sur, sur les grenouilles de bénitiers mais plutôt sur la bonne chère…ça, vous l’avez compris depuis longtemps !
La Basilique et le Couvent Royal de Saint Maximin la Sainte Baume furent fondés en 1295 par Charles II d’Anjou, Roi de Sicile et Comte de Provence, pour abriter les reliques de Sainte Marie-Madeleine. L’église basilique de Saint-Maximin est dédiée à la sainte. Elle fut consacrée le 29 septembre 1776 par l’évêque de Nice.
C’est une magnifique basilique considérée comme le plus bel édifice gothique de Provence. Sa silhouette trapue mobilise le regard d’aussi loin que l’on aperçoit la ville. C'est la seule grande église gothique de Provence. La Provence était au 13ème siècle un Etat séparé de la France, dirigé par les Comtes de Provence. C’est à la mort de la Reine Jeanne ….. Non non ! Je ne vais pas vous raconter toute l’histoire…![]()
La basilique reste néanmoins imposante : longue de 73 mètres, large de 37 mètres et haute de 29 mètres, elle abrite seize chapelles autour de la grande nef. Selon la légende, c’est ici que fut ensevelie au 1er siècle, Sainte-Marie-Madeleine. C’est donc le 3° tombeau de la chrétienté pour sa crypte abritant les reliques de Marie-Madeleine.
Adossé à la Basilique, le Couvent Royal s’articule autour d’un cloître. Il fut confié dès l’origine à l’ordre dominicain jusqu’en 1959.
Le Couvent Royal, commencé au XIIIe siècle, en même temps que la basilique à laquelle il s'adosse, fut achevé au XVe siècle. Administré par les Dominicains, il est aujourd'hui converti en hôtel.
Le cloître, d'une grande pureté de lignes, compte 32 travées. Autour des galeries se répartissent une ancienne chapelle aux belles voûtes surbaissées et l'ancien réfectoire des religieux. La salle capitulaire, qui s'ouvre par une porte flanquée de deux fenêtres, présente une belle voûte gothique sur de fines colonnettes aux chapiteaux ornés de feuillage et prenant appui sur des culs-de-lampe placés très bas.
En visitant la basilique le matin avant de faire le marché, je m’aperçu bien vite que l’édifice faisait aussi restaurant gastronomique. Bardé de plaques du Gault et Millau, du petit futé ou du Michelin au millésime 2010, je me disais que celui-ci devait être très cher. Majestueux, le restaurant est installé sous les voûtes en ogives de la Salle Capitulaire. À partir de fin mai, début de la belle saison, le service est assuré dans les travées du Cloître. L’endroit est sublime, grandiose, reposant, calme et select.
Sylviane Rastello propose une cuisine traditionnelle inventive, aux couleurs et aux saveurs provençales. Construit au 13ème siècle, le Couvent Royal est classé monument historique. C’est un savant mélange d’architecture médiévale, de décorations contemporaines, de voûtes et de façades d’époque, d’immenses volumes, l’alchimie parfaite…
Le menu ? L’un est à 18 euros, l’autre à 25 euros tout en étant dans un cadre délicieux et en dégustant une cuisine provençale au gout du soleil. Un vrai festin de Prince pour un prix presque dérisoire ! Ou bien alors un pèlerinage gastronomique qui éveilleront les papilles gustatives des plus gourmets qui pourront tester sans modération leur foie plus que leur foi, tout en dégustant ces plats provençaux dont la saveur éternelle mériterait d’être sanctifiée.Des couvents comme celui-ci, j’en redemande …
Et je veux bien ne plus aller au Crazy horse saloon.