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C’est un voyage au bout du monde à plus de 17000km à destination de la Polynésie que nous offre l'association Tamariki Kaiga crée en Octobre 2014, par une Paumotu Célestine Tehahe et Jérome un niçois tombé amoureux de la Polynésie. Célestine est originaire de l'atoll de Hao, archipel des Tuamotu.
Ouverture et inauguration par les élus du village polynésien
À Tahiti et dans l'ensemble des îles de la Polynésie française, il est un mot qui résonne avec joie, musique, convivialité et chaleur humaine : la bringue. Plus qu'une simple fête, la bringue est une manière d’être, une tradition profondément ancrée dans la vie locale. C’est une célébration spontanée, généreuse et colorée qui raconte l’âme polynésienne.
Ces gens sont toujours souriants quel qu'il soit !
Le mot "bringue" vient du français familier (une fête arrosée), mais à Tahiti, il a pris une couleur toute particulière. Ici, la bringue est une réunion festive entre amis, en famille ou entre voisins, souvent organisée pour fêter un anniversaire, une naissance, un mariage, une victoire sportive… ou simplement pour le plaisir de se retrouver.
La sagesse d’une māmā rūʻau
Ce n’est pas un évènement guindé ou prévu des mois à l’avance. Au contraire, elle peut s’improviser au détour d’un dimanche après-midi ou après une partie de pêche. Ce qui compte, c’est l’ambiance : de la musique live, des rires, de la nourriture en abondance, et beaucoup d’affection partagée.
Plus d'une cinquantaine de stand dans le village polynésien
À la bringue, la musique est reine. Elle commence souvent dès le matin et ne s’arrête qu’au coucher du soleil, parfois bien plus tard. Le son du ukulele, du toere (tambour traditionnel), de la guitare et parfois même de l’accordéon ou du synthé, anime la fête. On y joue les grands classiques de la chanson tahitienne, des reprises locales de tubes internationaux, et des morceaux improvisés sur le moment.
Mairenui et Taiana devant leur stand sont 2 jolies afa ceux que l'on appellent aussi les "demis" en Polynésie
Tout le monde chante, danse, tape dans les mains, parfois même sans micro, autour d’un simple banc ou sur le sable d’une plage. Les danses improvisées ou traditionnelles, comme le 'ote'a ou l’aparima, viennent naturellement, souvent sous les rires complices.
Tatouages polynesiens et Mairenui s’exerce avec les « bolas » (boules de feu)
Ce qui rend la bringue si belle, c’est qu’elle est intergénérationnelle. Les grands-parents dansent avec les petits-enfants, les jeunes apprennent les chansons anciennes, et chacun partage une part de lui-même à travers la musique et la danse. C’est un moment de transmission culturelle naturel, vivant, joyeux. Certains musiciens locaux, devenus célèbres aujourd’hui, ont fait leurs premières armes dans ces bringues improvisées.
Monoï, savons et jus de fruit à la vente dans les stands
C’est là que se forge l’oreille musicale, le sens du rythme, et l’amour de la langue tahitienne chantée. Participer à une bringue tahitienne, c’est plonger au cœur de la vie locale. C’est ressentir "l’esprit de la Polynésie" : la chaleur, la spontanéité, le partage, la musique et la joie. C’est une expérience authentique, bien loin des clichés, qui raconte bien plus que des notes et des pas de danse. C’est un moment de vie, suspendu dans le temps, comme seuls les Polynésiens savent en créer.
Temauri tattoo (web)
Les inévitables vahinés
A Mandelieu la Napoule, la restauration pour cette bringue azuréenne est assurée par la célèbre Tatie Suzanne et ses plats délicieux: Chao men, Firi firi, Char siu, Poe banane ou Poe potiron… Mais Suzanne Tamata ne s’arrête pas la et vous adorerez sont Pua’a roti, Pua’a choux, son poulet citron, ses sashimi et son fameux pain au coco.
Les danses tahitiennes
Le soir à la Napoule, sur le site de Robinson dans l’embouchure de la rivière Siagne et 500m de la Méditerranée, tout le monde attend avec impatience le spectacle de Feu Hekeani dirigés par Moana Nui, chorégraphe et danseuse de renom, ses danseurs et danseuses professionnels viennent enrichir cette représentation grâce à leurs talents. Ils nous proposent une danse du feu, véritable bouquet final de cette magnifique journée !
D’après une vieille légende racontée par un habitant de Hiva Oa, le feu de la terre des hommes proviendrait du pays de Mahuika, la déesse du feu Māori. A une époque des temps anciens, les habitants des îles n’avaient plus envie de manger car leur nourriture était toujours crue. Un jour, ils entendirent parler de la délicieuse nourriture du pays de Mahuika.
Le paréo show, l’art de nouer son paréo
Et un homme, un tahu’a (prêtre, guérisseur), chercha à savoir pourquoi la nourriture au pays de Mahuika avait tant de saveur. Et les hommes parlaient entre eux en demandant : Pourquoi la nourriture de Mahuike est-elle si bonne ? Pourtant ils ont la même nourriture que nous, ils mangent du uru (fruit de l’arbre à pain), du taro et de la patate douce (umara) ».
Le tahu’a leur dit alors: « Si la nourriture du pays de Mahuika est bonne, c’est qu’ils ont du feu et qu’ils cuisent leur nourriture ! » Les hommes voulurent que l’on aille chercher du feu pour eux. Or parmi les hommes, il y en avait un qui s’appelait Maui. Il était le petit fils de Mahuika. Les hommes lui demandèrent d’aller en chercher là-bas chez Mahuika. Il accepta.
Le pāreu est un symbole, la représentation d’une culture, d’une histoire, d’un mode de vie
Les hommes lui dirent ce qu’il devait faire et dire. Il devait dire: «Mahuika, a hano mai ia`u titahi », c’est à dire, « Mahuika, donne-moi donc un peu de feu. » Maui se rendit au pays de Mahuika. Il arriva à la maison de Mahuika et dit: «Mahuika, donne-moi donc un peu de feu». Mahuika lui demanda : «Mon petit fils où garderas-tu ton pu auahi (porte feu) ? Maui défit sa ceinture et lui montra son porte feu qui y était attaché et le lui présenta.
Combien je dois en choisir ? demande cette demoiselle ..
Mahuika l’alluma à partir du feu issu de son pied et le donna à Maui qui l’attacha à sa ceinture et prit le chemin du retour. Sur le chemin du retour, Maui s’arrêta, frotta le porte feu sur le sol pour l’éteindre et retourna chez Mahuika. Maui demanda à nouveau du feu à Mahuika qui s’étonna. « Eh bien Maui, qu’est-il arrivé à ton porte feu ? » Maui répondit: « En rentrant sur le chemin, j’ai regardé le porte feu et j’ai vu que le feu était éteint. »
Ah, mais il y a son mari !... Le terme « haka » signifie « danse » en maori et n’englobe donc pas que les danses guerrières comme on pourrait le croire
Mahuika alluma de nouveau le porte feu à partir du feu issu de son genou. Il le donna à Maui qui le prit et s’en alla. Sur le chemin, Maui l’éteignit et retourna chez Mahuika. Mahuika alluma le porte feu avec le feu issu de son estomac et dit: «Mon petit-fils, il n’y a plus d’autre feu.» Maui prit ce feu et s’en alla. Sur le chemin du retour, Maui éclata de rire en pensant: « » Il reste plus qu’un seul feu, celui de sa tête. »
Cette danse cérémonielle a été exécutée par les Maoris pendant des siècles comme un moyen d’honorer les ancêtres et de montrer du respect pour les dieux
Maui éteignit son porte feu et revint chez Mahuika. Mahuika dormait. Les dieux de Mahuika parlèrent à Mahuika : « »E te ahi tapu mai hea, o te ahi tapu mai te oho, o te upoko o Mahuika, o tei’a te ahi tapu, o te upoko o Mahuika i toe ai. » (D’où vient le feu sacré? Le feu sacré vient de la tête, de la tête de Mahuika. C’est là qu’est le feu sacré, dans la tête de Mahuika).
Mahuika se réveilla et vit Maui. En colère, il s’exclama: « Mon petit-fils, il n’y a plus de feu ! » Mais Maui insista pour avoir encore du feu. Il se disputèrent, ils se battirent. En se battant Mahuika dit à Maui: «Mon petit-fils, ta force est celle d’un fou.» Les dieux de Maui dirent à Maui: « Courage Maui, obtiens le feu. » Ils continuèrent à se battre, les forces de Mahuika faiblirent. Mahuika tomba et sa tête heurta une pierre, et se brisa.
Le groupe polynésien commence la "bringue"
Le feu s’échappa de la tête de Mahuika et le feu se logea dans les plantes et le feu se logea dans les pierres. Maui rentra au pays et les gens lui demandèrent: «Maui, où est le feu?» Maui prit deux morceaux de bois sec, il les frotta l’un contre l’autre et leur alluma le feu. Il ajouta: «En frappant une pierre contre une autre pierre, vous aurez le feu.» C’est ainsi que le feu arriva sur la terre des hommes.
Le groupe Hekeani commence les danses du feu
Il y a un symbole dans cette histoire. Le feu qui a été obtenu par Maui n’est pas simplement le feu. C’est un symbole de la connaissance, parce qu’il vient de la tête. Il n’est pas venu facilement à Maui, il a eu besoin d’être diligent pour chercher un moyen. Nous devrions faire de même.
Moana et la danse des "boas"
Que nous soyons diligents à chercher la connaissance. Parce que, quand notre connaissance est grande, notre mana également s’agrandit (la magie, le pouvoir, la capacité de faire plusieurs choses). Alors le ahi tapu sera obtenu, c’est-à-dire le feu sacré.
Mareva Bouchaux meilleure Danseuse Aparima du Heiva i Paris 2015
L'objectif de l’association Tamariki Kaiga de Mandelieu la Napoule est de promouvoir la culture polynésienne à travers des repas locaux, accompagnés de musique traditionnelle et de chorégraphies aux costumes traditionnels. La communauté polynésienne est trés importante dans les Alpes Maritimes et le département du Var.
Les natifs du pays d’outre-mer. Sous le soleil méditerranéen, à deux pas de la plage, hommes et femmes du Pacifique peuvent aisément y retrouver les saveurs, odeurs et traditions du fenua (la "terre" ou le "pays", en tahitien). Nombreux sont ceux à avoir ramené un peu de leur archipel en Métropole.
Allumer le feu... allumer le feu
Quand tu arrives ici en tant que Polynésien, tu te sens chez toi », me dit Moana, débarqué à la Napoule il y a maintenant 30 ans. Comme d’autres, elle a fini par rencontrer son époux niçois et fonder une famille au pied du San Peyre (Montagne volcanique de Mandelieu). Hormis pour les vacances, elle n’est plus jamais retournée vivre au fenua.
Les danseurs exécutent des mouvements et des rotations cadencées avec une agilité et une rapidité à vous couper le souffle
Tous les spectacles sont gratuits....
Tout en ayant l’occasion de se rappeler au bon souvenir de l’île d’amour. "Le climat et la mer qu’on a ici, c’est super important. Sans ça, je ne sais pas si je l’aurais envisagé de rester", me lâche Moana. "Je n’aurai jamais pu habiter la région parisienne ou le nord de la métropole, c’est trop triste !" rajoute t'elle.
La magie scintillante de ces flammes dansantes au rythme des tambours faisant ainsi tournoyer les flammes dans la nuit est extraordinaire
C’est la météo qui m’a plu ici. J’ai d’ailleurs de nombreux exemples de familles qui cherchent à venir s’installer, ou même investir. Il faut dire qu’on est dans une belle région où l’on se sent bien intégré, et avec en plus une forte communauté. » Ce n’est pas votre serviteur du blog qui dira le contraire… notre région est merveilleuse !
Belle soirée à Mandelieu la Napoule dans le village polynésien
Le chao men à Tahiti est un héritage de la communauté Hakka originaire de la région de Canton
NICE PAPEETE de PAULE LAUDON Voyage aux Antipodes; Traits d'Union
Deux villes mythiques, pluriethniques, ancré dans leur riche passé et tournées vers l’avenir. A 18 000 km l’une de l’autre, chacune dans son hémisphère, dans ses eaux, dans son cadre de montagne, leur comparaison est passionnante, leur similitude parfois étonnante… Deux villes de légende, deux villes ou la magie et le rêve opère éternellement….
Avec la baiéta...entre nissart on se comprend !
Nissart tu nés tu vis tu meurs avec l'aiglon au fond de ton coeur
Hommage à Paule Laudon: passionnée de la nature et de la culture polynésiennes, née à Nice, décédée à l’âge de 86 ans. Docteure en chimie, ingénieur agronome et œnologue, fille de la célèbre restauratrice niçoise Helene Barale. Paule Laudon était arrivée en Polynésie en 1966. Elle est à l’origine de la création du premier parc naturel territorial de Polynésie. Son autre passion, l’art, l’avait poussée à créer une galerie d’art, et à écrire sur les périodes polynésiennes de Gauguin et Matisse : Tahiti-Gauguin (2002) et Matisse le voyage en Polynésie (2004). Parmi ses autres ouvrages, C’était hier, autour de l’Hôtel Tahiti (2009) ainsi qu’une biographie de Robert Wan, Robert Wan, la route de la perle (2019) et sur ses deux villes de coeur Nice et Papeete, Voyage aux Antipodes. Et bien sur l'hommage d'une fille à sa mère et à sa ville: C'était hier à Nice: Hélène Barale. Grande Dame que j’ai eu le privilège de connaitre ….
Paule Laudon, l’intrépide aventurière niçoise
DIAPORAMA TAMARIKI KAIGA