L'histoire de Nice : la ville qui s'appelait Victoire et ne fut presque jamais française. Fondée par les Grecs sous le nom de Nikaïa - Nissa pour les siens -, en mémoire de la déesse Niké, elle n'a longtemps connu ni Paris ni la France.
Le reportage sans doute fait par l’intelligence artificielle que ce soit au niveau des images et de la voix est assez bien fait. Il relate une histoire assez schématisé ou les indications sont faites par l’historique française et non celle connue des archives de Turin. Si la première partie (trés schématisé est exacte) la seconde partie l’est un peu moins et on oublie d’aller dans les détails et dans des faits qui bien sur n’honorent pas la présence Française (Sappia, Fulconis, Torrin & Grassi les oubliés). Les faits sur Segurane qui affirme que la légende n’est pas sorti des murs de la cité alors qu’il existe des ouvrages en Angleterre et au Canada sur l’héroïne niçoise. La destruction du château fait par Vauban…. c’est sur qu’il ne faut pas égratigner cette figure française. Barberousse le commandant de la flotte ottoman est cité mais les véritables protagonistes sont Soliman le Magnifique et François 1er sous le commandement du duc d’Enghien esclavagiste notoire …. Bref un joli reportage qui manque de quelques réalités historiques.
Dans la mythologie grecque, Nikè est la déesse personnifiant la victoire. Niké appartient à la première génération des dieux (les Titans). Elle est la fille du géant Pallas et de la nymphe Styx (le fleuve des Enfers). Fine, légère et rapide, elle est souvent représentée ailée, portée par l’élan de ceux qui réussissent, gagnent, dépassent, créent, ou franchissent les limites du possible. Elle n’est pas seulement la victoire guerrière : elle symbolise toute forme de réussite, qu’elle soit personnelle, spirituelle, artistique ou collective. Niké occupe une place privilégiée auprès de Zeus, dont elle devient la messagère et la compagne fidèle. Elle est la garante du succès, celle qui consacre l’effort, qui confirme la légitimité du pouvoir et qui honore les exploits. Dans les cités grecques, elle était invoquée lors des compétitions, des décisions politiques ou des rites militaires. Son nom, simple et puissant, est devenu l’un des emblèmes les plus universels du triomphe. Niké incarne l’Archétype de la Victoire Inspirée. Elle représente l’élan intérieur qui pousse à se dépasser, la force subtile qui soulève les doutes et allège les pas. Elle est la confiance retrouvée, la montée d’énergie avant un défi, l’étincelle qui fait croire que « oui, c’est possible ». Elle enseigne que la victoire n’est pas seulement un aboutissement, mais un mouvement : une danse entre détermination, courage, et foi en soi. C’est elle que Zeus plaça à ses côtés pour mener les Olympiens au triomphe. Depuis ce jour, elle accompagne le roi des dieux, se tenant près de son trône pour couronner ceux qui montrent bravoure et excellence. Niké nous rappelle que chaque victoire, petite ou grande, commence par un pas porté par la volonté, et qu’un battement d’ailes peut parfois suffire à changer le cours d’une vie.
Nice est la ville crée par les grecs venant de l'Empire de Nicée principal états grecs successeurs de l’empire byzantin fondé après la chute et le pillage de Constantinople par les Croisés lors de la quatrième croisade en 1204. L’une des plus grandes familles nobles niçoises vient directement de cet empire. En 1261, l'empereur byzantin Michel VIII renverse la dynastie des Lascaris à Nicée et reprend Constantinople. Pour écarter définitivement la famille déchue du trône, il organise le mariage forcé de la jeune princesse Eudoxie (fille de l'empereur Théodore II Lascaris) avec le comte de Vintimille, un puissant seigneur de la frontière franco-italienne. Les descendants de cette union décident de relever le nom et les armes byzantines de leur mère, très prestigieux à l'époque. Leurs armoiries combinent l'or et le rouge de la maison de Vintimille avec l'aigle bicéphale de sable (noir) propre aux empereurs d’Orient. Établie dans l'arrière-pays niçois et la Ligurie, la famille se divise par la suite en plusieurs branches influentes.
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Blason de la famille Lascaris de Vintimille au Palais Lascaris de Nice
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*Les romains ont lutté pendant environ 80 ans de manière intensive pour soumettre les ligures (238 et 150 av.J.-C.) alors qu’ils ont pris toute la Gaule en 5 jours…
Cette conquête fut l'une des plus âpres de l'histoire de la République romaine pour plusieurs raisons : Une guérilla montagneuse : Contrairement à d'autres peuples qui livraient de grandes batailles en plaine, les Ligures pratiquaient une guerre d'embuscades redoutable dans le relief escarpé des Alpes et de l’Apennin.
La résistance fut si tenace que Rome dut employer des méthodes radicales. En 180 av. J.-C., pour mettre fin aux révoltes des Ligures, les Romains ont déporté plus de 40 000 d'entre eux en plein cœur de l'Italie (dans le Samnium) afin de vider la région de ses éléments rebelles. La pacification définitive de la zone alpine ne s'est achevée que bien plus tard, sous le règne de l'empereur Auguste, comme le commémore le célèbre Trophée des Alpes à La Turbie (Nice). Le peuple Ligure fut le peuple le plus héroïque contre la conquête romaine.